Nous utilisons très souvent des mots sans être conscients de l’impact qu’ils ont sur notre quotidien. Selon notre vécu ou les épreuves auxquelles nous faisons face, ces mots reviennent par réflexe car, à force de les utiliser à tort et à travers, ces adages et expressions communes et populaires restent ancrés dans notre subconscient et deviennent des croyances qui nous freinent dans notre croissance. Elles peuvent certes être vraies et valables dans certains contextes, mais le plus souvent, nous les utilisons comme excuses au lieu de nous concentrer sur les solutions et les bonnes résolutions qui nous permettraient d’aller de l’avant.

Je partage avec vous une liste de sept expressions à éviter ou si vous voulez sept excuses à bannir de votre langage.

  1. Un de perdu dix (10) de retrouvés

D’accord s’il s’agit de dire qu’il y a d’autres opportunités que tu peux saisir, ou comme le dit un proverbe arabe : « lorsque Dieu ferme une porte, il en ouvre toujours une autre ».

Sinon, arrête de te mentir. Tu auras beau te consoler avec dix autres mais celle ou celui qui te plaît, le poste ou la promotion que tu voulais, la chose que tu désirais vraiment, le contrat qui te tenait tant à cœur, tu l’as perdu. Pourquoi te contenter de la margarine si tu peux avoir le beurre ? Pourquoi te consoler de la moitié si tu peux obtenir l’entier ?

Lève-toi et va te battre pour le ou la récupérer au lieu de te consoler avec un deuxième ou même un dixième choix. Les dix autres ne correspondent pas à tes critères ni à ton standard de vie. Remets-toi en question, challenge tes méthodes et réessaye autant de fois qu’il le faudra. « Le succès est au bout de l’effort têtu » comme disait coach Mame Cafa Sall.

  1. Mieux vaut être seul que mal accompagné

Le choix d’un compagnon, d’un ami ou d’un associé est très important et pas du tout négligeable. Nous vivons en société, donc obligés d’être accompagnés. Rester seul n’est jamais la solution ; d’ailleurs, personne n’aime la solitude ad vitam aeternam. Et en général,  cette excuse est la préférée de ceux qui n’arrivent pas à se faire des amis ou ceux qui sont toujours malheureux en amour.

Même si on t’a fait des coups bas dans le passé : tu as été  déçu, on a abusé de ta confiance ; c’est la vie. Il y a des faux et des vrais, tout le monde n’est pas pareil. Ne ferme pas ton cœur à l’amitié, ravale ta timidité, oublie ta rancœur, enterre ta rancune et fais-toi des amis. Ce n’est pas parce que ça n’a pas marché avec quelqu’un que çanara passara avec un autre.

  1. Yalla bakhna! Dieu est grand !

On n’en disconvient pas, Dieu a toujours été grand et cela depuis des millénaires. Mais regarde-toi, depuis des années tu as le même refrain et tu n’avances pas d’une semelle.

Lève-toi et bouge, le « Grand Dieu » t’aidera. Il a tout mis à ta disposition pour que tu puisses jouir de sa grandeur. Grandeur qu’Il t’a insufflée lors de ta création. En wolof on dit « Yalla bakhna » qui veut dire « Dieu est grand », mais on dit aussi « Yalla Yalla baye sa tole » c’est-à-dire « aide-toi et le ciel t’aidera ».   Assumons nos responsabilités car le Grand et Bon Dieu nous a créé libres et responsables. « Dieu est bon, mais ne t’amuse pas à danser sur une toute petite barque en plein océan » comme disait l’autre.

  1. L’argent ne fait pas le bonheur

L’argent dans nos sociétés comme dans certaines religions crée souvent une polémique et fait des victimes à cause de mauvaises interprétations qui donnent une mauvaise image du riche.

Le bonheur de l’homme ne dépends pas de ce qu’il possède ou non en terme de richesse ou de bien matériel.

Mais, en général, ceux qui le disent, courent derrière la richesse sans pouvoir l’atteindre. Finalement aigris, ils te diront : “l’argent ne fait pas le bonheur”. Désirer être riche est plus que légitime et l’argent n’est qu’un instrument. Tout dépend de comment nous l’utilisons. C’est un élément neutre qui reflète la vraie nature de celui qui le possède. Si l’argent peut contribuer à ce que tu appelles bonheur, pose des plans concrets pour atteindre cet objectif et arrête de te consoler avec cette affirmation de « perdant ».

  1. Ils sont tous pareils, ça ne sert à rien d’essayer

Après une déception ou lorsque nous pensons avoir été victime d’une injustice ou d’un complot, nous n’osons plus nous lancer dans la même aventure. Nous avons tendance à nous méfier de tout et de tout le monde. Ce n’est que normal. C’est juste un réflexe. Comme dit souvent coach Jupiter : « notre cerveau nous dit attention, la dernière fois ça s’est très mal passé ». Cela devient une excuse lorsque ça nous empêche de réaliser nos objectifs ou quand ça nous bloque dans nos aspirations.

La bonne attitude est, non seulement, de beaucoup travailler sur soi de sorte à « être tellement bon qu’il soit impossible de vous ignorer » comme le dit Robbin Sharma, mais aussi, de savoir qu’on ne peut pas se créer des limites sur la base de préjugés ou d’expériences passées. Chaque nouvelle expérience est différente de l’autre et on  ne doit pas s’avouer vaincu avant le début du combat.

  1. Je ne suis pas le seul dans le cas

Je ne suis pas le premier à l’avoir fait et après moi il y en aura d’autres. Je ne suis pas le seul à avoir échoué, il y a d’autres personnes aussi sur la liste d’attentes. Oui, parce que les autres ont fait, toi aussi tu dois faire !??!  Tu n’es pas obligé de reproduire tout ce que les autres font.

Toi tu as des critères de choix, un standard élevé, des aspirations supérieures. Tout cela ne te permet pas de te comparer au lot. Si c’est une erreur, d’accord, c’est permis, l’erreur est humaine. Mais le mieux serait d’apprendre de son erreur et d’aller de l’avant. C’est mieux que de persister avec cet argument de « perdant » qui te conduira à une erreur plus grave et peut-être fatale la prochaine fois à ta vie et à ta carrière.

  1. De toute façon je n’ai plus rien à prouver

Oh là! On a toujours quelque chose à prouver, soit aux autres qui ont foi en nous, soit à nous même, et c’est le plus important. Les champions aiment les challenges. Quelle que soit l’expérience que l’on a et quel que soit le domaine, nous pouvons toujours apprendre de nouvelles choses. Et lorsqu’on arrive à un stade où on se dit qu’on n’a plus rien à se prouver, ça devrait être le meilleur moment pour commencer à inspirer les autres, les coacher et les accompagner pour qu’à leur tour ils puissent se surpasser et aller au-delà de leur performance.

Toutes ces expressions peuvent être vraies selon le contexte. Mais à  A défaut de les bannir carrément de votre langage vous utiliserez désormais ces expressions avec prudence pour ne pas tomber dans la victimisation et la recherche d’excuses au lieu de trouver des solutions qui vous auraient procuré beaucoup plus de bonheur.

J’espère que ces quelques mots vont contribuer à vous inspirer, motiver et transformer positivement vos vies.
Coach Prosper
Rêvolution